pomme, trognon, graine

par Habitants des images, écriture, Journal intime de quartier, outils pédagogiques, photographie, juin 2019

Statut : Projet mené par Habitants des images, coordonné par Adèle Jacot et Mélanie Peduzzi.
Partenaires : commandité par Entr’âges asbl, réalisé avec des résidents des Trois Pommiers asbl
Outil : journal à télécharger ici

POMME, TROGNON, GRAINE
Pensées sur la transmission
Journal intime de quartier n°5
148 pages, 18 trucs et astuces, 16 aquarelles, 28 personnes inspirantes,  14 interviews,
21 façons de déchirer le journal … et plein de phrases mystérieuses !

Entr’âges a fait appel aux Habitants des images asbl pour guider la troisième et dernière étape de leur projet NERUDA. « Pomme, trognon, graine » est le troisième et dernier volet du « projet Neruda », un projet intergénérationnel de trois ans, soutenu par le CERA et Le Bienvieillir dans le cadre de l’appel à projets « Aînés à vous de jouer ! ». Il a pour point de départ Le Livre des Questions (1974) que l’écrivain chilien Pablo Neruda écrivit à la fin de sa vie.

La réalisation du journal a reposé sur les intérêts, le savoir-faire et les talents de chacun. Elle a stimulé la créativité, le désir de partager des souvenirs personnels, l’échange de savoirs, de regards et d’expériences. Naturellement, l’histoire des Trois Pommiers s’est imposée comme le pilier central de notre journal autour duquel se sont développées une réflexion sur la transmission, sur l’écologie et la nécessité de transmettre à nos enfants un monde meilleur, ainsi que sur d’autres thèmes de société.

 

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EDITO :
« Nous, un groupe : différents points de vue, différents âges, différentes cultures, des résidents, des mamans, des bébés, des belges, des bretons, des péruviens, des iraniens et des pires et des meilleurs ! Nous avons été unis pour la création de ce journal par l’envie de parler du monde dans lequel on vit, par des échanges intenses, par des découvertes, et par la poésie. Oui, car notre point de départ a été le poète chilien Pablo Neruda et son dernier livre : ‘Le livre des questions’. La poésie donne une place à tous : plus il y a d’interprétations, mieux c’est !

Pendant les ateliers, nous avons toujours laissé la porte ouverte. Déjà parce qu’il faisait chaud dans notre local rempli et agité. Et aussi bien sûr parce que tout le monde était le bienvenu. Quand on entrait on entendait : l’une qui récite des poèmes, un autre qui hurle, une troisième qui rigole, un quatrième, très concentré, qui capte les visages dans son appareil. Parfois il y en a un qui s’exclame : « Oulala mais où on va ? Qu’est-ce qu’on est en train de faire ? ». Et puis on oublie et on continue. Certains sont entrés quelques instants seulement, mais déjà ils ont laissé une trace. Pas d’exclu.

C’est difficile de décrire l’implication que nécessite la création d’un journal. Parfois ça fait remonter des stress et des émotions. Alors qu’on va à la rencontre d’un voisin, d’une infirmière qu’on connait depuis plus de 10 ans, on est soudain surpris de les découvrir autrement, d’être touché par leur manière de raconter leur histoire pour le journal. C’est autre chose que de la raconter à une assistante sociale.

On a passé du bon temps ensemble. Ouais c’était bien. On n’a pas vu le temps passer. On a enfilé des combinaisons improbables : l’intellectuel, l’artiste, le journaliste, l’enquêteur, … et parfois on a été étonnés qu’elles nous aillent si bien. Ça nous a fait réfléchir, sur le monde et aussi sur nous-même. Pensez-y, ça peut vous arriver : ‘Au début c’est inconnu puis après on aime bien’.

Ce journal a pour thème la transmission. A vous de vous en emparer, de l’interpréter et de le faire voyager à votre sauce. Ne le gardez pas pour vous, ne le jetez pas. N’ayez pas peur d’arracher des pages, de les plier, de les accrocher au mur, de les distribuer, d’y gribouiller… faut que ça vive ! Merci d’avance, »

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