parler les poches vides

par Habitants des images, écriture, Journal intime de quartier, photographie, mars 2018

Statut : Projet mené par Habitants des images, coordonné par Adèle Jacot et Mélanie Peduzzi.
Partenaires :  Bibliothèques de Watermael-Boitsfort, Groupe de parole du CPAS de Watermael-Boitsfort sur le surendettement ainsi que le comité culturel du CPAS, Moments de Femmes.

Dans le cadre de la fête de la langue française
en fête, Watermael-Boitsfort ville des mots 2018.

PARLER LES POCHES VIDES
Watermael-Boitsfort, synonyme de richesse ?
Journal intime de quartier n°4
56 pages, 6 lettres, 1000 mots pour décrire la pauvreté, 33 haïkus,  6 interviews,  un jeu des lois administratives, 16 pages en risographie, et bien d’autres choses encore !

PARUTION LE 17 MARS 2018 au Studio Logis

prix libre

EDITO :

« Nous nous sommes réunis plusieurs fois par semaine pendant trois mois
pour créer ce journal. Aujourd’hui vous l’avez entre les mains. Il y a trois
mois nous ne croyions même pas que nous allions y arriver !
Ce journal parle d’un sujet important, d’un sujet difficile, d’un sujet que
nous voudrions oublier. Celui de la pauvreté. Nous sommes partis de nos
expériences personnelles et nous avons tiré des fils. Nous ne sommes pas
des théoriciens ni des scientifiques. Pourtant ces fils nous ont amenés
bien loin, vers des domaines que nous ne maîtrisons pas mais qui pèsent
sur notre quotidien : l’administration, la politique, la finance, … Nous
ne pouvions pas nous taire. Le journal en soi est un espace politique :
chaque participant prend une place publique dans la société. C’est aussi
une prise de risque qui peut faire peur et qui demande du courage.
Nous vous invitons donc à entrer dans ce journal et à regarder ces choses
cachées. L’invisible pauvreté par rapport à l’opulence de la richesse.
L’indicible violence structurelle, si difficile à saisir pour celui qui ne la vit
pas. L’incompréhensible système qui se dérobe à nos esprits non-initiés.
Vous, habitants, nous vous invitons à vous promener dans Watermael-
Boitsfort, à découvrir ce qui se cache derrière les façades, à faire parler
les arbres et les maisons. Vous tous, ce journal vous concerne, car chacun
s’est certainement déjà senti démuni, en manque de solidarité. Que ce
journal soit positif pour vous, qu’il participe à une prise de conscience
pour du changement ! C’est un prétexte à réfléchir à ces questions et à
faire naître de nouvelles paroles, de nouveaux débats.
Nous avons eu énormément de plaisir à faire ce journal : être en groupe,
créer, échanger et nous découvrir. Ce journal c’est nous. »

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