parler les poches vides

par Habitants des images, écriture, Journal intime de quartier, outils pédagogiques, photographie, mars 2018

Statut : Projet mené par Habitants des images, coordonné par Adèle Jacot et Mélanie Peduzzi.
Partenaires :  Bibliothèques de Watermael-Boitsfort, Groupe de parole du CPAS de Watermael-Boitsfort sur le surendettement ainsi que le comité culturel du CPAS, Moments de Femmes.
Outil : journal à télécharger ici et carte des Trésors du quartier à télécharger ici

Dans le cadre de la fête de la langue française
en fête, Watermael-Boitsfort ville des mots 2018.

 

PARLER LES POCHES VIDES
Watermael-Boitsfort, synonyme de richesse ?
Journal intime de quartier n°4
56 pages, 6 lettres, 1000 mots pour décrire la pauvreté, 33 haïkus,  6 interviews,  un jeu des lois administratives, 16 pages en risographie, et bien d’autres choses encore !

Une quinzaine d’ateliers hebdomadaires ont été organisés pour écrire les articles et faire naître des images, mener l’enquête dans les quartiers. Ce journal ouvre la question de la pauvreté à Watermael-Boitsfort… Au programme : texte, photo, dessin, poésie, interviews, débats, bons plans, …

L’événement de parution a eu lieu au Studio Logis de Watermael-Boitsfort. Débat animé par Paul Hermant et Guillaume Abgral du Gsara, avec comme invités notamment la coalition des parents d’élèves issus de milieux populaires, Olivier Van Goethem, expert du vécu, Nicolas Marion, philosophe et membre de l’ARC, Fabienne Denoncin, juge de paix et photographe, Valérie Halconruy, assistante sociale sur la commune interviewée dans le journal…

 

 

EDITO :
« Nous nous sommes réunis plusieurs fois par semaine pendant trois mois pour créer ce journal. Aujourd’hui vous l’avez entre les mains. Il y a trois mois nous ne croyions même pas que nous allions y arriver !

Ce journal parle d’un sujet important, d’un sujet difficile, d’un sujet que nous voudrions oublier. Celui de la pauvreté. Nous sommes partis de nos expériences personnelles et nous avons tiré des fils. Nous ne sommes pas des théoriciens ni des scientifiques. Pourtant ces fils nous ont amenés bien loin, vers des domaines que nous ne maîtrisons pas mais qui pèsent sur notre quotidien : l’administration, la politique, la finance, … Nous ne pouvions pas nous taire. Le journal en soi est un espace politique : chaque participant prend une place publique dans la société. C’est aussi une prise de risque qui peut faire peur et qui demande du courage.

Nous vous invitons donc à entrer dans ce journal et à regarder ces choses cachées. L’invisible pauvreté par rapport à l’opulence de la richesse. L’indicible violence structurelle, si difficile à saisir pour celui qui ne la vit pas. L’incompréhensible système qui se dérobe à nos esprits non-initiés.


Vous, habitants, nous vous invitons à vous promener dans Watermael- Boitsfort, à découvrir ce qui se cache derrière les façades, à faire parler les arbres et les maisons. Vous tous, ce journal vous concerne, car chacun s’est certainement déjà senti démuni, en manque de solidarité. Que ce journal soit positif pour vous, qu’il participe à une prise de conscience pour du changement ! C’est un prétexte à réfléchir à ces questions et à faire naître de nouvelles paroles, de nouveaux débats.
Nous avons eu énormément de plaisir à faire ce journal : être en groupe, créer, échanger et nous découvrir. Ce journal c’est nous. »